sirop d'érable

Séjour d'installation

       Alors là on ne rigole plus, après le séjour de prospection, voici le séjour d'installation !! Je parts tout seul sans les trois autres... snif... mais c'est pour la bonne cause !!

J'ai du mal à reconnaître notre appartement. Depuis le mois de mars, le blanc a cédé la place au vert, la neige est partie, la nature a repris ses droits.

       Durant cette semaine, je nettoie l'appart du sol au plafond, je fais installer le câble pour l'internet et le téléphone, je réceptionne et installe le gros électroménager (je découvre au passage les normes électriques nord-américaine, c'est marrant !), j'ouvre un compte bancaire, je monte quelques meubles dont les lits des enfants, je souffle deux secondes, je fais les premières courses de base, je fais assurer l'appartement... bref, je ne m'ennuie pas !!

       Je suis de nouveau accueilli  les bras grands ouverts par  Anne et Fabien,  j'ai même le temps pour un petit spectacle de cirque proposé par la compagnie du cirque de Québec dont Fabien s'occupe, royal !!

        Maintenant c'est le retour aux Antilles pour retrouver le reste de la troupe et faire nos valises. Nous sommes le 7 juin, dans 4 semaines c'est le grand départ !!!

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Le déménagement

       Si tôt rentrés en Gwada, on organise notre déménagement. On décide de tout vendre et de ne garder que nos livres, souvenirs/déco et jouets des enfants. On fait partir ces 6m3 par voie maritime le 16 avril 2008 pour être sûr d'avoir ça à Québec début juillet... et oui ça doit repasser par la France d'où ce délai très long !!

                                            

Du coup, on se retrouve dans notre grande villa créole toute vide !...  

       Mais ça ne dure pas très longtemps, car on déménage pour les 2 derniers mois dans un gîte au milieu d'une bananeraie à Goyave : "Les fruits de Goyave" http://pagesperso-orange.fr/fruitsdegoyave/ . Excellent accueil cela dit en passant, une adresse que l'on conseille si vous voulez venir passer un séjour tranquille en Gwada, loin des grands hôtels ! On a donc le temps de résilier tous les abonnements d'eau, d'électricité, de téléphone, etc. et ainsi d'être tranquilles pour nos dernières semaines guadeloupéennes. Si c'est pas de l'organisation ça !!

        Et puis, juste avant de s'installer dans le petit bungalow, une bonne nouvelle nous tombe dessus : suite à son entretien en mars (lors de notre séjour de prospection) avec un directeur d'école privée à Québec, Séverine se voit proposer un poste de surveillante et de remplaçante ! Trop bien !!

       Maintenant on sait que l'on part s'installer au Canada avec chacun un emploi, un appartement, des enfants dans l'école à 400m de chez nous, une voiture, et des québécois sur qui on peut compter ! Que demander de plus ?!!!

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Séjour de prospection

       Maintenant que la date du Grand Départ est arrêté au 5 juillet 2008, nous avons deux options pour organiser notre installation là-bas. Soit on débarque en restant quelques semaines à l'hôtel cherchant un logement, un emploi pour Séverine, courant à droite et à gauche pour les formalités administratives ainsi que pour les rendez-vous d'information organisés par immigration-Québec... Soit on se fait un petit séjour de prospection 3 mois avant, histoire de chercher un logement, d'inscrire les enfants à l'école, de prendre des rendez-vous avec des employeurs... Pour nous, il n'y a pas photo, on choisit la deuxième option. C'est vrai qu'avec des enfants, on préfère pas mal anticiper et débarquer le 5 juillet avec un nouveau chez nous tout bien préparé !

        Nous voilà donc partis 10 jours au Québec en mars 2008. Les enfants restent en Guadeloupe avec les grand-parents. Il faut dire qu'ils n'ont pas du tout de vêtements d'hiver (nous non plus d'ailleurs, mais on se débrouille...), et en arrivant on se dit qu'on a bien fait : 400cm de neige sont tombés depuis novembre !!  

        La transition est rude pour des personnes habituées au climat tropical !!

    

       La semaine avant notre départ, on consulte les petites annonces sur internet (sur www.lespac.com et sur www.voir.ca), on arrive à avoir 2 RDV pour le lendemain de notre arrivée. Le premier appartement nous passe sous le nez, mais pour le 2ème c'est tout bon !! Voilà comment en quelques jours sur place on a déjà une adresse à Québec. Exactement le type de logement que l'on voulait, dans le quartier que l'on voulait, la classe !!

        Idéalement situé, à deux pas du grand parc urbain des plaines d'Abraham, à trois pas du centre-ville historique du vieux Québec, et à un pas de l'école des enfants, on ne pouvait pas rêver mieux !!

       Ensuite, tout s'enchaîne logiquement : inscription des enfants à l'école, entretien avec un directeur d'école pour Séverine, achat de l'électroménager que l'on peut faire livrer plus tard, démarche pour le téléphone et internet, achat d'une voiture, etc. On prend de plein fouet la société de service nord-américaine, des vendeurs charmants, toujours arrangeants, qui nous expliquent les normes ici, bref, trop bien !!

        Durant ce séjour, on loge dans des "couettes et café" : le B&B de la tour, et le croissant de Lune. Les québécois sont à la hauteur de leur réputation. En effet, en expliquant le but de notre séjour, on trouve des gens attentionnés qui nous donne des tonnes de renseignements très très utiles, et nous orientent dans cette ville magnifique de Québec !!

        Et puis nous faisons la connaissance d'un couple d'enseignants, Anne & Fabien, qui depuis un an nous renseignent par courriel concernant le travail de prof dans la Belle Province. Trop sympa ! Ils nous invitent chez eux, et nous emmènent même en balade en raquettes !!

        On retourne donc en Guadeloupe raconter tout ça aux enfants. On décide que j'y retournerai tout seul début juin pour prendre possession de l'appartement, et finir de tout installer avant notre arrivée définitive.

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2ème étape : le dossier fédéral

       Après avoir obtenu le CSQ (Certificat de Sélection du Québec) auprès de la Belle Province, nous voilà prêts maintenant à faire le dossier de demande de résidence permanente auprès du gouvernement fédéral du Canada, la deuxième grosse étape administrative de cette aventure. Notre interlocuteur est alors l'ambassade du Canada à Paris.

        Cette étape fédérale consiste en une vérification des antécédents judiciaires et en une visite médicale. Le dossier est moins lourd puisque le gros de la sélection s'est déjà fait avec dossier provincial.

        Nous envoyons donc ce dossier le 17 avril 2007 (extrait de casier judiciaire, renseignements concernant nos lieux de résidences des 10 dernières années, sur nos familles, sur nos voyages, et sur nos emplois, etc). Le coût pour tous les 4 est de 930€ de frais de traitement non remboursables, et de 650€ de frais d'émission de visas remboursables si les visas sont refusés. Mais ça, même pas on y pense, bien sûr qu'on les aura ces visas !!!

        L'accusé de réception est reçu le 22 juin, et il faut par contre attendre le 16 août, soit 4 mois après l'envoi du dossier, pour recevoir les Instructions pour la Visite Médicale (IVM). Ces IVM nous permettent d'organiser les examens médicaux demandés qui ne peuvent être réalisés que chez des praticiens désignés par le gouvernement du Canada. Et ici en Gwada, on n'a pas trop le choix, il n'y en a qu'un seul. Ainsi, nous voilà partis début septembre pour les analyses de labo (urine et sang), pour la radio des poumons, et enfin pour un examen médical. Tous ces frais médicaux ne sont pas remboursés par l'assurance maladie. Il nous a fallu débourser 98€ de labo, 83€ de radio et 320€ (80€/personne) de consultation médicale. Le médecin est assez cool, il nous garde 1h30, et fait un examen complet de nous 4 ! C'est lui qui rempli le dossier médical et qui l'envoie directement à l'ambassade. Normalement, il n'est pas censé vous dire si ça va passer, et si vos examens radio et labo sont satisfaisants... mais heureusement, il nous affirme que du point de vue médical, ça roule, et qu'il donne un avis favorable à l'ambassade. Yes !!

        Maintenant il n'y a plus qu'à attendre... Bon c'est vrai que le plus difficile dans l'histoire c'est le CSQ, parce que pour nous, du point de vue judiciaire et médical, tout semble coller. Mais quand même, l'angoisse de l'attente est bien là ! Quand va t-elle arriver cette brune ?... Oui, en langage d'immigrant canadien, c'est le graal, l'ultime courrier qui vous donne le sésame pour votre installation au Canada. Alors on la guète, on la fantasme cette sublime enveloppe brune... et le 4 octobre 2007, la voilà !!!!  Enfin au début je vois dans la boîte aux lettres une grande enveloppe kraft de l'ambassade, je pense d'abord que c'est une demande de complément de dossier... et bien non, c'est là que je réalise que "la brune" n'est qu'une simple enveloppe kraft ! En même temps ce qui est important c'est le contenu : nos visas sont prêts à être émis !! C'est la fête à la maison ! On danse tous les quatre en chantant "On va au Canada ! on va au Canada !!"

        Et là on se dit, ça y est c'est tout bon !! M ais non... car il faut envoyer les passeports à Paris pour y apposer les visas. Donc de nouveau petite angoisse, et si nos passeports se perdent, et si, et si... Bref, dans la foulée on fait partir nos passeports par Fed Ex (histoire d'assurer le coup!). Le 17 octobre, on reçoit les passeports avec les visas, ainsi que les imprimés de confirmation de résidence permanente (imm5292 dans le jargon de l'immigration). Je fais la surprise au 3 autres quand ils rentrent à la maison, j'envoie la musique de l'hymne national du Canada en sortant les passeports !!! La grande émotion, quelques larmes coulent, ça y est de ça y est, on a tous nos papiers en règle pour partir. En un peu moins d'un an, on a réussi à boucler toutes les démarches administratives !!!

Qu'ils sont beaux nos visas avec les mounties en hologramme !

        En fait, la fête ne dure que le temps du repas... je me rends compte par hasard que le numéro du passeport sur le visa de mon fils est erroné, aïe aïe aïe... Bon ben le lendemain j'appelle l'ambassade qui prend note de ma demande. Une personne me rappelle et me dit de retourner les passeports pour faire apposer de nouveaux visas corrigés... mais ça ne s'arrêtera donc jamais !!! 

        Bon ben là je passe les détails de l'attente interminable... En effet la personne de l'ambassade qui devait nous faire ça dès réception du courrier part 2 semaines en vacances. Ensuite impossible d'avoir une autre personne car au standard de l'ambassade il ne vous passe pas les bureaux des visas. Enfin l'envoi de Paris en Guadeloupe par UPS se perd entre Porto Rico et les USA (14 jours au lieu de 72 heures, c'est un record !!)... Mais tout est quand même arrivé, sans erreur cette fois, et sans autre rebondissement ! Oufffffff !!

        Alors enfin, on prend les billets d'avion : 4 allers simples Pointe-à-Pitre - Montréal pour début juillet, ça le fait !!!!

 

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La reconnaissance des diplômes...

       Oui, la reconnaissance des diplômes, voilà un sujet épineux... Le gouvernement du Québec a besoin d'immigrants pour faire face à sa population vieillissante (effet papy boom oblige !) et à sa faible natalité. C'est comme ça qu'entre 2007 et 2010, le nombre d'immigrants pour la seule province du Québec passera de 45 000 à 55 000 !! Mais là où ça coince, c'est que beaucoup de professions là-bas sont régies par des ordres professionnels indépendants du gouvernement, qui verrouillent les autorisations d'exercer. Voilà comment des médecins étrangers se retrouvent chauffeurs de taxi à Montréal faute d'obtention d'équivalence (légende urbaine ?...)

       C'est vrai qu'en s'installant au Québec, il ne faut pas avoir peur de tout reconstruire, de recommencer en bas de l'échelle, de repartir à zéro. Mais de là à refaire tout un cursus universitaire déjà validé en France, ça peut être raide !

       Prenons mon exemple : j'ai travaillé en France pendant 7 ans comme masseur-kinésithérapeute. Je me suis donc renseigné sur la façon dont ça fonctionne là-bas. Et bien l'OPPQ (Ordre Professionel de la Physiothérapie du Québec) demande un dossier énorme et 740$ de frais. Après passage en commission, il propose 2 possibilités : devenir physiothérapeute en faisant 3 ans d'études à temps plein. Ou devenir TRP (Thérapeute en Réadaptation Manuelle), qui se rapproche du métier de kiné mais avec beaucoup moins de prérogatives, en faisant 1 an d'études à temps plein aussi. Pas très encourageant tout ça... En même temps, ce n'est pas très grave pour moi car du coup, je fais complètement autre chose, en effet, voilà deux ans que je suis à temps complet auteur de BD !

        Par contre, il y a certains métiers où c'est plus facile. Comme celui d'enseignant. Séverine a fait son dossier auprès du MELS (Ministère de l'Éducation, des Loisir et du Sport) du Québec pour obtenir son permis d'enseigner. Le dossier est un peu imposant aussi mais gratuit, et rapide. Enfin c'est rapide si on n'oublie pas qu'au Québec toutes les correspondantes se font avec le nom de jeune fille. Et comme ce nom n'apparaissait pas sur notre boîte aux lettres et bien... on a dû un peu courir après ! Heureusement tout est bien qui finit bien. On a pu remettre la main dessus. Ainsi, son attestation en main, il ne lui  restera plus qu'à le faire valider une fois l'immigration effective, soit le 5 juillet prochain ! Avec ce document, elle aura le droit d'enseigner dans le système québécois  !!

       Mais bon, pour toutes ces histoires de reconnaissances, restons optimistes, les choses tentent de s'adoucir avec l'annonce de nouveaux accords entre la France et le Québec, wait & see...

 

Le système scolaire québécois (source MELS) :

       Pour résumer, il faut s'armer de patience, et ne pas avoir peur de replonger dans ses archives d'étudiant car on peut nous demander jusqu'au contenu précis des cours et des emplois du temps ! Si, si, c'est vrai !! Alors si vous êtes comme moi et que vous avez jeté pas mal de trucs et bien... bon courage !!

       Mais avant toute candidature à un ordre ou une quelconque institution au Québec, il faut demander "une reconnaissance de vos études effectuées hors du Québec" au MICC (Ministère de l'Immigration et des Communautés Culturel) du Québec. Ainsi, vous saurez vous situer dans le cursus scolaire québécois qui n'est pas vraiment le même que celui que nous connaissons en France. Cette demande coûte 105$, on reçoit un document officiel indiquant notre niveau d'étude québécois. Par exemple une maîtrise en France correspond à un baccalauréat de 4 ans au Québec. Attention alors aux quiproquo de vocabulaire !!

 

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En attendant la suite...

        Avec notre CSQ (Certificat de Sélection du Québec), on reçoit l'explication pour la suite de la procédure : il faut maintenant se tourner vers l'ambassade du Canada dont on dépend, et pour les Antilles, c'est à Paris. Alors de nouveau, tout schuss sur internet où on trouve les délais moyens de traitement des dossiers. En faisant sa demande à Paris pour des personnes de nationalité française c'est 9 mois ! OK c'est long, mais on va pas se plaindre, pour certaines nationalités, c'est plus du double ! On regarde donc le calendrier, on envisage un départ pour juillet 2008, histoire de ne pas couper en deux l'année scolaire pour les enfants, et pour Séverine qui est enseignante en primaire. Mais aussi pour avoir une transition douce avec le climat tropical ! On s'imagine mal débarquer en plein hiver et passer de 30° à -30° !!! Nous sommes en mars 2007, on a donc un peu de temps devant nous ! 

       Nous mettons à profit ces quelques mois pour emmagasiner le plus de renseignements possible sur le Canada, mais surtout sur la province de Québec qui, de part son caractère francophone se détache du reste du Canada dans bien des domaines ! Berceau de la francophonie en Amérique de Nord, le Québec a su se construire sa propre culture autour d'une langue unique : le français. Ce français qui fut d'ailleurs la langue du Québec bien avant la France, où cette langue n'était parlé à l'époque qu'à la cour du roi.

        Les infos les plus importantes, toutes catégories confondues (se loger, travailler, budget familial, acheter une automobile, inscrire les enfants à l'école, les démarches administratives, etc, etc.) nous les avons trouvées surtout ici :

Le livre de Laurence Nadeau aux éditions l'Express est incontestablement l'un des meilleurs moyens pour avoir une vue d'ensemble sur l'installation dans la Belle Province.

 

Le site www.immigrer.com et son petit frère www.frequencecaribou.com sont deux mines d'or pour avoir des renseignements très précis dans vraiment tous les domaines. Bref, tout ce que vous désirez savoir sur le Québec sans jamais  oser le demander !! En plus, sur immigrer.com, il y a un forum sympa qui met en relation des personnes comme nous, en cours d'immigration, d'autres déjà installées, et des québécois pur laine qui peuvent répondre à toutes les questions que l'on peut se poser...

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1ère étape : le dossier provincial

       Après avoir pêché des renseignements de-ci de-là sur internet, on a découvert que pour s'installer dans la province du Québec (ce qui est notre cas), il faut, avant de commencer toute autre procédure avec le gouvernement du Canada, faire une demande de sélection auprès de la Belle Province qui est souveraine pour choisir ses immigrants.

        Alors nous voilà sur le www.quebec.fr, qui nous donne de façon clair et précise de ce qui nous attend :


1 VOUS INFORMER SUR LE QUÉBEC
L’idée de vivre au Québec vous intéresse? Avez-vous envisagé tout ce que ce changement de vie comporte? Vous informer est une démarche simple et peu coûteuse qui permet de déterminer la faisabilité de votre projet d’immigration.

2 ÉVALUER EN LIGNE VOS CHANCES D'ÊTRE SÉLECTIONNE PAR LE QUÉBEC

Vous êtes bien informés sur le Québec et vous souhaitez y immigrer? Vous pouvez dès maintenant remplir une Évaluation préliminaire d'immigration (EPI). Cet outil en ligne vous permet d’évaluer vos chances d’être sélectionné par le Québec. Obtenez une réponse instantanée et gratuite!


3 FAIRE UNE DEMANDE OFFICIELLE D'IMMIGRATION
Votre projet se précise et vous voulez déposer une demande officielle d’immigration. Il est important de savoir qu’aucun traitement prioritaire ou particulier n’est accordé au dossier d’un requérant qui retient les services d’un intermédiaire en immigration. Prenez connaissance de la marche à suivre pour faire une demande officielle.

4 VOUS PRÉPARER AVANT LE DÉPART POUR FACILITER AU MIEUX VOTRE INTÉGRATION AU QUÉBEC

Bientôt vous découvrirez de nouveaux horizons, vous partirez en direction du Québec où vous avez décidé de vous établir. En attendant d’obtenir votre visa de résidence permanente, profitez-en pour bien vous préparer et commencer certaines démarches à partir de l’étranger. Votre intégration au Québec en sera d’autant facilitée.


5 À L'ARRIVÉE À L'AÉROPORT
Vous voilà maintenant arrivé à destination! Consultez cette section pour avoir un bref aperçu des formalités d'entrée et d'accueil.

6 UNE FOIS SUR PLACE
Pour mettre toutes les chances de votre côté, prenez connaissance des premières démarches à accomplir une fois arrivé au Québec et des services offerts par le gouvernement et ses organismes partenaires pour faciliter votre intégration.

 

        Alors, alors... s'informer sur le Québec, c'est déjà un peu fait ! On passe donc au test d'immigration en ligne qui, en fonction de notre profil, nous dit si on a une chance ou non d'obtenir le Certificat de Sélection du Québec (CSQ), précieux document nécessaire pour passer à l'étape suivante. Ce test nous attribue des points en fonction de l'âge, de la langue parlée, des études, des enfants, des voyages éventuels au Québec, de son métier, etc.

Voilà en quoi il consiste : 

 

 La réponse tombe immédiatement et... c'est tout bon ! On semble rentrer dans les cases ! Ca commence bien !! On peut donc passer à la suite: demander à être travailleur permanent au Québec, ou résident permanent, bref, un papier qui vous permet de vivre et travailler en règle !

       Alors, toujours sur le même site, on trouve toutes les instructions pour faire le dossier papier de Demande de Certificat de Sélection du Québec (DCS). Et c'est parti pour notre premier voyage à la mairie pour faire certifiées conformes toutes les photocopies demandées (copies des diplômes, des avis d'impositions, des relevés de compte, du livret familiale, certificat de mariage, etc.)

        Notre dossier est prêt à être envoyé quand, en vérifiant une dernière fois sur internet, on s'aperçoit que la procédure d'immigration vient de changer (et oui ça évolue vite ce genre de chose !), les formulaires sont différents maintenant... Bon ben tant pis, puisque c'est comme ça, on recommence !...

        On envoie enfin le tout le 22 novembre 2006 à la délégation générale du Québec à Paris, avec un petit chèque de banque de 840CAD ($ canadien). D'ailleurs, petit souci pour le chèque de banque en devises étrangères. Notre banquière du Crédit Mutuel ici en Gwada nous dit que c'est impossible à obtenir... mhhhh, essayons une autre piste alors... Comme nous avons gardé un compte en France, je contacte notre banquier (de la même banque cela dit en passant...) qui nous dit "pas de problème" et nous envoie ça sous 5 jours ! Va comprendre Charles...

       Maintenant il n'y a plus qu'à attendre...

       On reçoit un accusé de réception de Paris le 18 janvier 2007 qui nous informe que le dossier est complet et qu'il est en traitement...

        Ouuuh c'est long c'est long...

        Et puis un samedi soir, le 28 février 2007, on rentre de la plage (euh oui ça nous arrive plus que souvent en Guadeloupe !), on relève la boîte aux lettres... un samedi ! mais le facteur ne passe jamais le samedi !! Alors pourquoi on regarde cette fois-là ?!... Toujours est-il qu'il y a du courrier, mais la journée a été longue, on le pose dans un coin de la chambre, on baigne les enfants, puis repas, on les couche et en allant en faire de même, on regarde cette pile de courrier et, et, et... une lettre avec le mot "Québec" dessus hein quoi ?! Du coup j'ouvre, fébrile, je n'ose à peine lire... "Monsieur... suite à l'étude de votre dossier bla bla bla... il nous fait plaisir... bla bla bla... de l'acceptation de votre candidature" QUOI ??? Attends, je relis... mais oui, ça veut bien dire ce que ça veut dire YIPIIIIIIII !! ça y est ! c'est sûr le Québec nous accepte !!! On va le dire aux enfants ? Aïe, ils dorment déjà... tant pis alors, il faut attendre le lendemain matin, et là c'est la fête !!!

        Avec nos 4 CSQ, on nous a joints toute la procédure pour la prochaine étape : la demande d'immigration au gouvernement fédéral du canada !!

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Au commencement...

       Quand on part, que l'on quitte son pays natal, c'est toujours le premier pas qui compte. Ce petit instant où l'on prend la décision de laisser derrière nous toutes nos racines, nos amis, nos familles... Comment cela arrive ? Pas évident de répondre, car ce fut pour nous plus de l'ordre du ressenti, de l'émotionnel. C'était le moment, tout simplement. Le moment de construire notre propre modèle de vie, un modèle de vie correspondant plus à ce que nous sommes devenus, à nos personnalités, à notre façon d'appréhender désormais la vie avec les autres, et avec nous mêmes.     

        Voilà comment ce petit instant de lucidité, d'inconscience, de folie légère, d'euphorie, appelez-ça comme vous voulez, bref, voilà comment ce premier pas nous à fait quitter tous les 4 notre Bourgogne natale pour nous installer depuis quelques temps maintenant, en Guadeloupe, aux Antilles.

        C'est ici, sous le soleil des tropiques, sans avoir à justifier sans cesse de nos choix à personne, que nous avons commencé à parler sérieusement du Canada. Curieux ? Certainement à première vue : vouloir passer d'une île des Caraïbes aux paysages paradisiaques au grand nord glacé américain, relève plutôt de l'inconscience, de l'hérésie, de la folie même diront certains !   Mais n'est-ce pas alors cette même inconscience, cette même folie qui nous a poussé un jour à tout quitter en France ? Alors nous avons suivi ce vent de folie, ce vent qui s'est levé et nous a soufflé la voie à suivre, notre voie ? Allez savoir...

        Toujours est-il qu'en octobre 2005, nous posons pour la première fois le pied au Canada, et plus précisément au Québec. Bien qu'ayant déjà pas mal voyagé à travers le monde auparavant, le choc est grand, bouleversant même. Et cela augmente encore à la découverte de la ville de Québec ! Surtout pour moi au début, mais ma p'tite femme ne tarde pas non plus à se rendre compte de l'attraction que provoque ce pays, cette province, cette ville. «Ici, et nul par ailleurs !» a dit Paul-Émile Victor en découvrant Bora-Bora, et bien c'est exactement le sentiment que j'ai eu en découvrant la capitale de la Belle Province ! Et encore une fois, c'est un sentiment inexplicable, plus de l'ordre du ressenti, de l'émotionnel. Mais je vous assure que c'est bien là, et ça ne vous lâche pas ! C'est ainsi que ce voyage touristique se transforme déjà en un séjour de prospection, commençant à envisager dans un gros coin de notre tête l'installation là-bas ! On en parle aux enfants, ils sont emballés, il faut dire qu'on leur communique certainement notre enthousiasme, mais ils sont partants, c'est le plus important. Notre fils rêve de faire du hokey et notre fille de jouer dans la neige avec des grosses bottes, ça tombe bien !! 

        Alors dans ces moments-là, on bénit les inventeurs de l'internet. On surfe comme des malades, plus vite que Kelly Slater, à la recherche d'infos sur les démarches administratives (que l'on sait longue) pour s'installer au Canada ! Dans tous les cas à présent, il n'y a plus qu'un seul mot d'ordre :

  "OBJECTIF QUÉBEC !"

 

 

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